Cyberattaque France Travail : 43 millions de personnes concernées
La plus importante fuite de données de l'histoire de France Travail : usurpation de comptes de conseillers Cap Emploi permettant d'accéder au système d'information de l'opérateur. Sanctionnée par la CNIL en janvier 2026.
Intrusion
6 février 2024
Détection
8 mars 2024
Communication
13 mars 2024
Écart
36 jours
Personnes concernées
43 000 000
Vecteur d’attaque
Ingénierie sociale : usurpation des comptes de conseillers Cap Emploi (organisme partenaire) permettant l'accès au système d'information de France Travail. La CNIL a relevé l'absence d'authentification multifacteur et des habilitations d'accès trop larges.
Suites
- Notification à la CNIL le 10 mars 2024
- Mise en examen de 3 jeunes hommes (21-23 ans) les 17-19 mars 2024
- Ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Paris le 21 mars 2024
- Sanction CNIL du 22 janvier 2026 : amende de 5 millions d'euros pour manquement à l'article 32 du RGPD (défaut d'authentification robuste, absence de journalisation adéquate, habilitations trop larges), assortie d'une astreinte de 5 000 €/jour en cas de non mise en conformité
Sources
Précisions et incertitudes
Période de l'intrusion : entre le 6 février et le 5 mars 2024. Mots de passe et coordonnées bancaires non compromis selon France Travail.
Pourquoi ça arrive
34 000 postes supprimés à la DGFiP depuis 2008, des budgets cyber ministériels à 1-5 % quand 10 % seraient nécessaires selon sa propre ministre du Numérique, des comptes tiers mal contrôlés : les causes structurelles, telles que les décrivent la CNIL, les syndicats et l'État lui-même.
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